Télécharger l'app

Guy Surfboards

Par HOALEN , le 22 juin 2017 4 personnes aiment

Nous avons rencontré Guy récemment et sommes tombés sous le charme de la sincérité de son mode de vie. Voici quelques mots qu'il nous a confié. Vous pouvez retrouver très bientôt quelques unes de ses planches dans notre Ocean Store de Guethary.

Profondément passionné par le surf depuis mon enfance, que j’ai passé sur la cote sud-ouest de l’Angleterre, j’ai suivi un chemin qui ne mène jamais très loin des embruns. Pour l’instant j’ai trente ans, et je me retrouve, encore une fois, chez moi dans un pays étranger…Voici un peu de mon histoire…

Comme chaque petit garçon accro au surf, je dessinais des vagues parfaites sur mes cahiers d’écolier, je lisais les magazines de surf de A à Z, et je rêvais de voyager…Pendant (et entre) mes premiers séjours prolongés a l’étranger, n’ayant pas des bonnes qualifications ni d’expériences,?je me débrouillais comme je pouvais, et?j’étais prêt a faire les pires boulots, juste pour vivre mes aventures.
Voici ce-que j’ai fait… Et je peux vous dire que malgré mes bonnes intentions, la fabrique de jambon cuit n’était pas très inspirant, et je n’y suis pas resté bien longtemps! Par contre, la cueillette de fruits en Nouvelle Zélande était bien agréable. On avait l’impression de travailler en pleine nature, et il y avait des bons spots de surf quasiment vierge non loin de la ferme. Le patron était trop fort, en arrivant le matin il nous demandait; “Est’ce-que vous avez été surfer ce matin?” Si on répondait que non, il nous ordonnait de ne pas venir au travail sans avoir surfé au moins un petit peu. Sa femme préparait souvent le déjeuner pour tout le monde, et on mangeait?copieusement ensemble à la ferme. C’est à cette époque là, que j’ai eu la chance de rencontre ma future femme: Hanni. Nous avons construit le reste de cette histoire ensemble. Après quelques années de voyage et de petits boulots, il m’est apparu logique de me former dans un métier qui aurait quelque-chose à voir avec la mer. Du coup, je décidais de rentrer en Angleterre afin de poursuivre un apprentissage chez un fabricant de bateaux de pêche. Ça durait trois ans.

Je pouvais, du coup, commencer à faire mes propres planches grâce au savoir-faire appris dans le chantier naval. Je vis au Pays Basque depuis 2012, et j’ai monté l’atelier a Saint Jean de Luz. Je fais tout à la main, et chaque planche fait partie de cet humble voyage….
Tous les ans les limites du surf sont poussées plus loin.?On voit tous ça dans le média du surf, et puis notre perception de ce-qui est possible évolue en conséquence.Les surfeurs pro deviennent de plus en plus fort, et leurs planches sont de plus en plus perfectionnées.?Toute évolution de la pratique est forcément accompagnée par une évolution du surf-design.Créer une meilleure planche est le résultat d’un travail symbiotique entre surfeur et shaper.N’importe quel surfeur?peut bénéficier d’une planche adaptée à sa?façon de surfer.?Si je fais une meilleure planche pour quelqu’un?, il surfera mieux et?s’il surf mieux, il sera plus heureux.

Je suis ravi de faire partie de cette évolution … Chacun son style … Chacun sa vision de surf … Le surf est ce-que l’on veut qu’il soit.Je suis fier de pouvoir dire que chez moi, ces sont les encore les bons vieux jours de relation surfer-shaper et je suis à l’écoute de tous ceux qui veulent trouver la bonne planche.Je me renseigne?à?fond sur les planches des temps passés et aussi sur?les planches du moment, tout en faisant mes propres expériences et avise en ajoutant mes propres idées. Je travail avec les retours du team, vos envies personnelles, et surtout les conditions de surf sur la cote Basque!Tout cela juste pour dire; que vous voulez une planche pour envoyer des figures aériennes innovatrices, ou bien juste pour maitriser un peu mieux le cut-back … La solution est aussi unique que votre style de surf.Parlons-ensemble de?votre future planche de surf faite-main et sur-mesures avec autant de respect pour la tradition que pour le progrès.
De nos jours sur la côte Basque, comme partout ailleurs, beaucoup de?shapers utilisent?un logiciel de design 3D et une machine à shaper, le?travail manuel étant réduit à passer un papier abrasif pour enlever les traits de fraisage laissés par la machine.Pourquoi ai-je choisi de travailler?‘à l’ancienne’ alors?Quand j’étais petit garçon, j’avais décidé de vivre comme un surfer.?A cette époque ça voulait dire pour moi:?avoir une vielle VW, les cheveux longs, et surfer au déla des mousses blanches, c’est-a-dire sur les vraies vagues.?Malgré mon petit niveau en tant que surfer j’avais au moins mis les choses au clair, mes cheveux étaient déjà suffisamment??longs, et j’avais épargné 2 ou 3 livres d’argent de poche, assez pour envisager mon tour du monde en VW. Je n’étais pas loin du but! Je m’en souviens de ça comme si c’était hier, et depuis, je suis?ce chemin avec passion.Maintenant j’ai 30 ans, j’arrive a surfer au delà des mousses blanches.?Depuis peu, j’ai du renoncer aux cheveux longs pour une coupe plus conservatrice en raison d’une chevelure réduite, et je ne roule toujours pas en VW. Ce n’est pas grave, ce-qui compte c’est ce qui se passe au delà des mousses blanches….Pour moi, le fait de?shaper des planches de surf pour payer mon loyer et me nourrir, fait autant partie de ce mode de vie que tout autre chose. Je ne peux l’appeler guère “mon boulot”.
Guy Surfboards : www.guysurfboards.com
Guy s'occupe du shape et Julien du glassage.
Photos : hoalen
Vidéo : www.otherstoriesproduction.com